08/02/2010

DEB | Requiem (s)

Les mots. Viennent vous faire de drôles de visite parfois, les mots.

Courbe de Gauss par exemple, ou virose. Joli, virose, non ? La virose ! Mais que faire avec ça ? Qu'est-ce que vous voulez que je raconte sur la courbe de Gauss ? Et la virose ? Pas rose du tout la vie quand on a la virose, c'est-à-dire, une maladie virale.

Quoi d'autre ?

requiem dream.jpgRequiem ! Celui de Mozart ? Dire que je dois en connaître une bonne vingtaine de versions et que celle que je préfère, c'est celle de Pierre Colombo ?

Requiem de Verdi, non, non, un autre, un autre - tiens, y avait longtemps, hein !

Chut.

Et celui-là encore...

07/02/2010

DEB | Banzaï, un bonzaï !

BONZAI 2.jpg

Je viens de m'offrir un bonzaï. Un ligustrum (un troène quoi !).

Il peut mesurer jusqu'à 4 mètres, si on le laisse faire. Comme c'est un bonzaï à une main (car il y a des bonzaïs à 2 et 4 mains selon la taille) il ne doit pas dépasser 10 à 15 centimètres. Il a 5/6 ans.

Et vous savez quoi ? Il paraît qu'il y a des bonzaïs qui datent de l'an 1500...

Nota bene : cette plante est mortelle pour les chevaux, la mort survient quelques heures après l'ingestion. Il n'existe aucun antidote.

Donc, ne pas mettre un poney et des bonzaïs dans son salon...

06/02/2010

DEB | Les échecs psychologiques

Le jeu d'échecs, en plus d'être, sans doute, le plus beau de tous les jeux, se pique de poésie et de littérature. Saviez-vous qu'il y avait les échecs féeriques, les échecs d'Alice, mongols, marseillais ?

echecs_insolites_par_carlos_monsalve.jpgLes échecs psychologiques, eux, sont une variante du jeu d'échecs où chaque joueur peut, à chaque coup, refuser le coup de l'adversaire. Son adversaire doit alors rejouer un coup différent qui ne pourra être refusé.

Cette forme particulière de jeu oblige chaque joueur à jouer, non pas le coup qu'il estime le meilleur, mais celui qui vient ensuite.

On pourrait croire, à première vue, qu'il est plus difficile de mater l'adversaire, car il faut prévoir deux possibilités de mat, le joueur maté ayant le droit de refuser le premier coup. Mais les mats sont facilités, car on peut faire mat en mettant simplement une dame non protégée contre le roi adverse puisque l'on peut alors refuser que le roi prenne la dame (bien sûr, il ne faut pas qu'une autre pièce puisse prendre la dame non protégée, car on n'a droit qu'à un seul refus par coup).

Cela implique donc qu'un roi en situation d'échec avec une seule parade possible sera mat car on pourra refuser que le roi utilise cette parade.

Cette forme de jeu d'échecs offre de nouvelles possibilités tactiques dont on prend généralement conscience au bout de quelques parties.

 

Source wikipédia

04/02/2010

DEB | Casus belli

iliade 2.gifÀ quoi on pense dans un embouteillage quand on est au volant de sa voiture ? À rien, je sais. Enfin, pas toujours. Des fois, au volant on se demande à quoi on pense et voilà qu'on se dit qui si, si, on est en train d'avoir quelque chose en tête qu'on ne prenait pas la peine d'identifier parce que ça ne fait que passer. Les trucs qui vous passent par la tête, c'est vrai, la plupart du temps on les laisse passer. Moi, j'en ai attrapé un, je veux dire un de ces trucs qui vous passent par la tête, c'était Casus belli.

Et je me suis aperçu que, ben oui, je ne me souvenais pas vraiment de ce que ça voulait dire. Et je me suis promis d'en avoir le cœur net.

Net justement. Et là, j'ai constaté que cette fameuse culture du net (Google dans ce cas précis) dont on nous rebat les oreilles, voulez-vous que je vous dise : pas net tout ça.

Pour casus belli, j'ai trouvé ça sur wikipédia : «Un casus belli, est une expression latine se traduisant par occasion de guerre. Il désigne un acte de nature à motiver une déclaration de guerre.»

Pour Homère, l'enlèvement d'Hélène par Pâris provoque, dans l'Iliade, la Guerre de Troie. C'est un cas de casus belli...

En voici un autre : de Morris, créateur de Lucky Luke se moquant du langage parfois cuistre des avocats. Lors d'un jugement, un des avocats dit qu'il y a là un cas de casus belli ce qui fait répondre à l'accusé : « Je ne connais pas ce Casus Belly dont vous parlez, et je ne lui ai rien fait ! » (Morris, Lucky Lucke, album Le Juge.)

Et voilà où je veux en venir à propos de cette dérive possible de la culture sur le net : à part cet article sur Wikipédia, rien, rien d'autre, en revanche, je répète ─ en revanche, il y a un certain Cassus Belli, un chanteur (ou un groupe de rap) et là, là, ce sont des dizaines de pages sur google. Que l'article de wikipédia disparaisse et exit de la locution latine casus belli.

Pour google, donc, c'est quoi un casus belli ? Réponse : un groupe de rap...

Alors, je ne vais pas jouer les Cassandre, mais je m'interroge : la culture, dite de masse, est-ce vraiment de la culture ?

Et voilà...


03/02/2010

DEB | Peur & angoisse

Michèle Delaunay ne parle pas que de politique sur son blog. Par exemple, il est question, ce jour, de Freud qui "tombe" dans le domaine public (et l'expression, ici, l'interroge). Surtout, ce qui m'interpelle, moi, c'est la dernière phrase de son article :

«Des dizaines de nouvelles traductions, cela signifie des dizaines de manières de jouer des rapports incestueux entre "peur" et "angoisse"

Rapports incestueux entre peur et angoisse ! Mais Michèle, si on enlève l'inceste en psychalanyse, que va-t-il rester ? Les mots, ne sont-ils pas incestueux, particulièrement, quand on les dits synonymes ?

Peur & angoisse, j'y suis allé voir de plus près.

«À quoi sert l'angoisse ?

angoisse 2.jpgContrairement à la peur, l'angoisse ne semble, à première vue, reliée à aucun objet. Mais en fait elle apparaît lorsqu'on néglige de faire une place à un sentiment qui émerge ou à un sujet qui nous préoccupe.

On devrait considérer l'angoisse comme un signal. Le signal qu'on repousse une émotion ou une préoccupation. L'émotion ou la préoccupation repoussée est parfois une nouvelle expérience qui tente d'émerger. Mais l'angoisse qui persiste est un signe que l'émotion ou le sujet de préoccupation est repoussé régulièrement, comme dans l'exemple : "Je me réveille avec angoisse qui sous-tend une peine ou un mécontentement par rapport à quelque chose de mon existence, peine où mécontentement sur lequel je ne m'arrête jamais."

L'angoisse persistera tant que je ne consentirai pas à "rester avec" le sentiment refusé. On doit considérer l'angoisse comme un "symptôme", au même titre que l'insomnie, la "migraine de tension", et que d'autres réactions psycho-somatiques comme l'irruption d'eczéma, le "feu sauvage", etc...

On peut comprendre qu'elle surgisse sans qu'on sache pourquoi puisqu'elle remplace l'émotion refusée. On peut comprendre aussi qu'elle surgisse à l'occasion d'une pensée, d'un contact, devant une image, en humant un parfum, etc...

Ces situations stimulent le sentiment ou le sujet de préoccupation occulté systématiquement. Il faut donc voir l'angoisse comme un signal : quelque chose d'important se passe en nous. Il s'agit d'un vécu qui nous fait peur et devant lequel on a la réaction de fermer les yeux.»

Source : http://www.redpsy.com/guide/angoisse.html

Le blog de MPichèle Delaunay

02/02/2010

DEB | La chanson de Benoît Flaubert

Je le vois presque tous les jours. Il s'appelle Benoît. Je trouve qu'il ressemble à Flaubert. Alors, je l'ai appelé Benoît Flaubert. Ce 1er février 2010, il me dit qu'il vient de composer une chanson. "Allez, vas-y Benoît..."

01/02/2010

DEB | La goyave bleue

axe.jpgUn gel douche rouge est-il une bonne idée ?

La couleur, je veux dire, rouge. Comme le sang. Pourtant, sent bon le truc, c'est à la goyave et extraits de roches volcaniques. Je sais bien que c'est rouge la goyave, et le magma, rouge aussi, avant que d'être de la pierre ponce...

Quand même, ça ressemble à un bain de sang ! Je me dis qu'il ne vaut mieux pas s'attarder dans le bain, et que c'est bizarre d'étaler ce liquide sang sur le corps.

Ça n'existe pas la goyave verte ? Non ? La goyave pas mûre, ce ne serait pas vert des fois ? Faut l'inventer alors... Et pourquoi pas bleue ?

Il y a bien la tulipe noire, alors pourquoi pas la goyave bleue ?

31/01/2010

DEB | Gainsbourg, désir de film, désir de cinéma

gainsbourg230709.jpgJe n'ai encore lu aucune critique sur ce film, Gainsbourg... Alors, me voici libre, non ? Dire que j'y suis allé sans enthousiasme serait un euphémisme. Je n'en attendais pas grand-chose de ce film... J'imaginais un truc comme La Môme ou une de ces biographies façon téléfilm bien cadrée, plan plan et tout et tout.

Eh bien, j'avais tort.

C'est un vrai film que ce film-là. Une création. Avec de l'audace. L'enfant Gainsbourg s'exprime dans une langue châtiée, presque précieuse, et c'est tant mieux... Ah oui qu'il y a des idées, et des libertés ! "Attention, on m'avait dit, c'est pas Gainsbourg qui chante." Et que c'est mieux comme ça, pas les enregistrements originaux dites ! pas de collage, pas de son illustré. Et l'acteur, pute borgne l'acteur, mais c'est magique : on a l'impression qu'il s'en fout d'être à l'image. C'est comme s'il ne se savait pas à l'image. Vous y croyez vous ! Sature pas l'écran le type. Je ne sais même pas son nom à cet acteur, sais pas non plus le nom du réalisateur. J'ai juste vu leur culot. Leur liberté. Leur désir. Car c'est bien ça : le désir. Coule de bout en bout le désir. Désir de film, désir de cinéma, et que c'est bon ça de voir du désir de cinéma sur un écran de cinéma. Même la séquence BB qui n'est pas ratée, et vite expédiée, ouf... Parce que, quand même, dans la deuxième partie on sent qu'il n'est plus aussi heureux le réalisateur. Ce qu'il a préféré faire, j'en suis suis sûr, c'est le Gainsbourg d'avant la gloire. Celui qui rencontre un copain de Django, celui qui est entouré des frères Jacques, de Vian... Et là, c'est jubilatoire. Pas d'images d'archives, alors le réalisateur s'en donne à cœur joie...

Mais qu'est-ce que j'en parle mal de ce film..

 

PS : merci Mû de m'avoir signalé cette vidéo où Brigitte Fontaine dit que...


OUI FM: Johann Roques, l'interview: Brigitte Fontaine
envoyé par radioouifm. - Regardez les dernières vidéos d'actu.


30/01/2010

DEB | Promenade en traîneau

Il y a ces grelots. Ces bruits de grelots. Je les entends plusieurs fois par jour. Je me demande d'où ils viennent. J'ai longtemps cru que c'était ma voisine du dessus qui en avait accroché à son caddie. Mais je les entends la nuit aussi. À n'importe quelle heure de la nuit. Mais ce ne sont pas les mêmes. Parfois je crois que c'est une fuite d'eau quelque part dans l'immeuble qui a ce bruit de grelots. Parfois non. Mais à chaque fois, ou presque, c'est à Mozart que ça me fait penser. Mais au père. À une musique de Léopold où on entend les grelots d'un traîneau. J'ai cherché sur le net "balade en traîneau", mais rien. À troïka non plus. Je l'ai dans la tête cette musique, je pourrais vous la fredonner : ta-ta ta-ta-ta-ta-ta ta...

Vous entendez ?

Il vient de loin cet air. De très loin, du bout de l'enfance. Alors, ça en devient inquiétant. Je me dis quelquefois que la mort pourrait s'annoncer avec cette musique-là.

Et là, que je vous dise, la providence a des bontés... Je viens de chercher sur le net : "Promenade en traîneau", ça s'appelle...

Je viens d'en écouter un extrait...

C'est ça...

Cinquante ans après, je le retrouve cet air.

Cliquez sur l'image ci-dessous...

traineau.jpg

29/01/2010

DEB | Les jambes des femmes

jambes 2.jpg

 

 

 

“Les jambes des femmes sont des compas qui arpentent le globe terrestre en tous sens, lui donnant son équilibre et son harmonie”.


Phrase tirée du film de François Truffaut :

L’homme qui aimait les femmes

 

Cliché DEB | Bordeaux | Boulevards |29 janvier 2010